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    Orosco – Second Oekumène T2 (John Crossford)

    Une semaine depuis ma dernière entrée déjà ! Bon, cela s’excuse, je suis tombé malade, ce qui m’a fait mettre de côté un livre que je venais de commencer (oui, quand je lis un livre malade et que je n’y arrive pas, ça me frustre, et je le laisse tomber pendant un temps – Drift de Thierry Di Rollo en est la triste victime pour le moment). Mais, j’en ai profité pour lire le deuxième tome du second Oekumène, que j’attendais de pied ferme après avoir lu le tome 1. Avec une question surtout : la lecture du tome 1 était très agréable, mais l’auteur en avait-il assez sous le pied pour faire vivre son histoire pendant 5 tomes ?

    Et je vais éviter les effets de manche, qui passent de toute façon mal par écrit : la réponse est à mon sens très largement positive ! Le pari est complètement réussi pour moi à ce stade. 5 tomes, ça reste encore long, mais je suis assez convaincu par ce que j’ai vu cette fois !

    En termes d’histoire, je rappellerais juste qu’on est dans un space opéra, et plus précisément plongé dans un empire galactique dominé par un empereur vieillissant, voire mourant. Une guerre de succession s’annonce donc (c’est par cela que s’ouvre d’ailleurs le premier tome). Cet empire n’est cependant pas infini au sens où il ne couvre pas l’ensemble des mondes humains, un certain nombre lui étant soumis, sans y être complètement rattaché.

    Le livre suit essentiellement la destinée de trois personnages qu’on a pu découvrir dans le premier tome :

    • Un héritier de l’empire traqué (Einar), et donc obligé de se cacher en permanence, reconverti en pilote
    • Un prêtre du Vatican (O’Connor) à qui on a confié la mission de récupérer des créatures du diable – des alter, en réalité humains avec des pouvoirs acquis génétiquement –
    • Un général de l’empire (MacGregor) empêtré dans les guerres intestines de succession.

    Ma principale inquiétude à la lecture du premier tome était que l’univers s’avère manquer de densité pour tenir 5 tomes. Ce tome 2 m’a donc rassuré : le wordbuilding est tout à fait à la hauteur, et promet pour la suite !

    D’une part, parce que je trouve que l’auteur est vraiment efficace pour rendre les personnages attachants, et leur donner une certaine profondeur. C’est essentiel, surtout dans un contexte où on va sans doute suivre ces mêmes personnages sur les 5 tomes. La densité de personnages secondaires est également utile à cet égard, même si on peut regretter que le style narratif consistant à ne suivre que les personnages mentionnés empêche un peu de muscler les autres. Peut être sera t’il utile d’écrire un chapitre ou deux de leur point de vue à un moment. Sans cela déjà cependant, j’ai trouvé le cast attachant, et suffisant.

    D’autre part parce que l’auteur a su densifier son histoire. Dans ce tome, on va surtout en apprendre plus sur les machinations autour de l’empire, sur la période pré-expansion galactique, et sur les alters, ces « sur » humains qui auront sans doute un rôle à jour important dans la suite de l’histoire.

    Au delà de cette inquiétude – levée -, le livre est marquant par son style, très agréable, et son rythme enlevé ! C’était déjà le cas pour le premier tome, la lecture est vraiment fluide, facile, et on a affaire à un vrai page turner tant l’histoire est prenante, et on souhaite – vite ! – connaitre la suite. Aucune difficulté à la lecture, on est vraiment plus dans un livre d’action qu’autre chose, même s’il ne s’agit pas pour autant de science fiction militaire mais bien d’un space opéra.

    Au final, c’est à mon sens une lecture de vacances parfaite ! Prenante, dans un univers intéressant, avec des personnages attachants, et qui se lit tout seul : que demander de plus ! Aucune hésitation si vous avez déjà lu le premier tome : le 2e répond à mon sens aux promesses – et inquiétudes – du premier. Et si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment de vous lancer dans ce cycle car dans le style, franchement, c’est la sortie du moment il me semble ! Pour ma part j’attends maintenant avec une certaine impatience le troisième tome, dans lequel je me plongerais avec un certain enthousiasme dès sa sortie !

    Points forts :

    • Style facile, lecture rythmée et page turner
    • Personnages qui se développent, action qui se densifie

    Points faibles :

    • Ce n’est pas vraiment un point faible mais ce n’est ni Dune, ni Hypérion : ce ne deviendra sans doute pas un roman culte, la faute à un manque de portée sans doute. Ce qui n’enlève rien à ses qualités !

    Si vous avez aimé ?

    • Ce livre me fait beaucoup penser dans le style à du Pierre Bordage, par cette même logique de livre agréable à lire dans un univers de science fiction. Pourquoi pas la fraternité du Panca donc (que j’aime beaucoup !)

    Livre lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars

    PS : un mot quand même pour les éditeurs. Même sur les cycles simples comme cela, je trouve qu’un petit répertoire des personnages au début, ou un rapide résumé du tome précédent, ne couterait pas bien cher et aiderait beaucoup à se plonger dedans. Je ne comprends pas pourquoi ce n’est pas systématisé mais en tant que lecteur de long cycle de Fantasy (donc habitué), je peux vous dire que ce serait bien…

  • Warchild (Karin Lowachee)

    Warchild (Karin Lowachee)

    Dans le cadre du challenge #SummerStarWars cet été, je me suis demandé ce que je pouvais bien avoir dans ma PAL dans le bon genre. J’ai trouvé pas mal de choses mais, en fouinant dans ma bibliothèque, je suis également retombé sur ce livre que j’avais lu il y a quelques années (l’édition semble dater de 2009, donc ça doit être dans ces eaux là). Je me souviens avoir beaucoup aimé cette lecture, mais je ne me souvenais de rien d’autres. Et donc, hop, j’y suis retourné, histoire de changer un peu des sorties récentes !

    Pirates, extraterrestres, et guerre interstellaire en toile de fond

    L’histoire se passe dans un futur situé à un point indéterminé du temps. Les humains sont en guerre contre les Striviic-na, extraterrestres humanoïdes, dans un conflit sanglant et sans espoir de sortie. Et au milieu de ce conflit se trouvent les pirates, équipages d’humains avec bien peu de vergogne et profitant de l’opportunité pour s’enrichir.

    Le livre s’ouvre avec la présentation du jeune Jos, 8 ans, embarqué sur un vaisseau marchand. Lorsqu’on se trouve sur ce type de vaisseau, on a peur de deux choses : une attaque de pirates, ou une attaque de Striviic-na (et de leur chef, le Warboy), ces derniers étant réputés comme enlevant des enfants pour les transformer en esclaves.

    Et c’est bien ce par va commencer cette histoire : une attaque sur le vaisseau marchand. Les parents de Jos sont tués, son vaisseau est détruit, et Jos est capturé par des pirates. Sa deuxième vie – celle de la souffrance – peut commencer.

    Un livre dur, mais juste, tout en nuances

    Je n’en dirais pas plus sur l’histoire en elle même car je crois que ce livre mérite d’être (re)découvert.

    Fondamentalement, on se trouve donc ici dans un livre à la croisée de plusieurs genres : space opéra, science fiction militaire, voire science fiction initiatique. Et il est bien tout cela : Jos va grandir et évoluer, comme dans tout roman initiatique, dans un univers complexe, comme dans tout bon space opéra qui se respecte, et se retrouver pris dans un conflit plein de combats, comme dans toute oeuvre de science fiction militaire. Et tous ces éléments sont des points forts du livre.

    Mais, au delà de tout cela, ce qui fait vraiment la différence sur ce livre est son côté humain. Car on n’est pas juste dans une guerre, avec un enfant qui grandit. On est dans un conflit vu par des yeux de gamin de 8 ans. Gamin de 8 ans capturé par des pirates qui ne sont pas franchement des parents de substitution, bien au contraire.

    Car en ouvrant ce livre, il faut que vous sachiez dans quoi vous mettez les pieds : ce livre est un livre dur. Je l’avais un peu oublié de ma précédente lecture, mais ça m’a frappé à plein dans cette relecture. On est clairement inspirés des enfants guerriers d’Afrique, et l’auteur ne pouvait pas écrire ce livre sans vouloir dénoncer la dureté de ces vies. Alors, ce n’est pas pleinement dur : on est dans l’espace, on n’est pas dans un monde contemporain, et la science fiction offre cette distance de sécurité pour éviter d’être trop touché je pense. Mais malgré tout, l’auteur ne vise pas à cacher la dureté de la guerre pour un enfant qui doit survivre, en restant beaucoup dans l’implicite, mais malgré tout, c’est fort.

    Au final, un livre important, un incontournable

    A titre personnel, j’ai beaucoup aimé ce livre, pour la deuxième fois donc. L’action est au rendez vous. Le rythme rend vraiment compliqué toute pause dans la lecture (636 pages pourtant, donc il faut un peu de temps devant soi). La lecture est facile, fluide et rapide. L’histoire est passionnante, et bien plus complexe qu’elle n’y parait à première vue.

    Mais ce livre est plus important encore car il montre et suggère beaucoup. Et si son aspect space opéra, militaire, et initiatique peut se retrouver ailleurs – quoiqu’on soit ici dans le haut du panier -, je n’ai pas souvenir d’un livre qui tentait tant de montrer, sans juger, mais pour toucher. Et la recette fonctionne pour moi.

    Ce livre est un incontournable dans son genre, par sa profondeur qui sublime une histoire et une action déjà au rendez vous. Si vous ne l’avez pas lu jusqu’à présent, n’hésitez pas à vous le procurer.

    Points forts :

    • Rare sont les livres de science fiction qui abordent autant de front un sujet actuel humain : l’exploitation des enfants pendant la guerre
    • L’action, le rythme, la complexité de l’histoire
    • Les personnages, même secondaires, sont complexes. Tout est dans la nuance.

    Points faibles :

    • Pas trouvé cette fois. Vraiment une belle histoire.

    Lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars

  • L’éclat d’étoiles impossibles (Gareth L. Powell)

    L’éclat d’étoiles impossibles (Gareth L. Powell)

    Et voici le dernier volume de la trilogie « Braises de guerres » (Embers of War en version originale), dans sa traduction française au titre que je trouve magnifique « l’éclat d’étoiles impossibles » (Light of the Impossible Stars).

    Ce n’est pas évident de chroniquer le dernier tome d’une trilogie, au sens où il faut penser à la fois à ceux qui ont lu les deux premiers, mais aussi aux autres, particulièrement en essayant de résumer l’intrigue.

    Commençons donc par ceux qui n’ont pas lu les deux premiers. Le cycle Braises de Guerre est un cycle de type Science Fiction Militaire / Space Opéra. Il se passe dans un futur difficile à définir temporellement, mais dans lequel l’humanité a essaimé, colonisant de bien nombreuses planètes. Comme à son habitude cependant, elle est en guerre, avec de gros vaisseaux de combats (et des plus petits). L’idée n’est cependant – c’est une originalité – pas de suivre une guerre, mais de l’avoir en toile de fond – avec son passé, et ses risques actuels -, en allant vers un développement… différent.

    Sur cette base, l’objectif du cycle va être de suivre une galerie de personnages, dans un format « un chapitre, un personnage », et en particulier un vaisseau « pensant » appelé le « Chien à Problèmes », ainsi que son équipage. L’intrigue évolue évidemment au cours du cycle, mais on est clairement dans une littérature d’action, avec du rythme, et des enjeux qui montent à mesure que les pages se tournent.

    Pour ceux qui ont déjà lu les deux premiers, [spoiler] je me contenterai juste de rappeler où on en était : la flotte de marbre (1 million de vaisseaux surpuissants) avait décidé que, pour éviter que les grands méchantes bêtes vivant dans les dimensions parallèles ne reviennent, il fallait éviter toute guerre. Et que le meilleur moyen pour que les humains s’arrêtent de faire la guerre, c’était de détruire tous leurs vaisseaux, et de les assigner à résidence sur leur propre planète. Dans ce contexte, le Chien à Problème tentait difficilement de se sortir d’une attaque par plusieurs de ces vaisseaux blancs, dans un contexte global assez désespérant pour l’ensemble de l’humanité. On finissait donc à la recherche d’un espoir, sur le fond de réflexion assez claires sur le bon moyen d’assurer la paix. [/spoiler]

    Bon, que penser de ce troisième tome ? Pour ceux qui ont lu les premiers, est-ce une belle conclusion ? Pour les autres, est-il temps de limiter les dégâts en ne commençant pas pour éviter une fin décevante ?

    A mon sens, on est complètement dans le scénario « si vous aimez, il faut y aller ». Ce troisième tome est dans la parfaite continuité du précédent, qui était déjà dans celle du premier, c’est à dire sans prise de tête, et très bonne ! A dire vrai, en y réfléchissant, je me dis même qu’il aurait été complètement possible de rassembler les tomes 2 et 3 en un seul tome. Action permanente, enjeux qui montent, personnages attachants, sans avoir peur de se séparer de certains d’entre eux.

    J’ai à dire vrai découvert cette trilogie grâce à une chronique d’Apophis sur le premier tome, en VO à l’époque (ici). Son sous-titre est « peut être pas très original, mais en tout cas intéressant ». Je ne saurais pas dire mieux. L’ensemble de la trilogie est véritablement du même acabit : elle ne réinvente pas le genre, ne brille pas par des idées brillantes. Mais c’est sacrément efficace et prenant.

    En conclusion, ce tome 3 est vraiment dans la lignée des deux autres. Si vous avez lu les deux premiers, ne vous privez pas ! La fin répond complètement aux attentes posées par l’ensemble de la trilogie. Je me demande si elle n’ouvre pas sur quelque chose de plus, on verra, mais en tout cas il y a tout ce qu’on pouvait attendre. Et si vous n’avez pas encore commencé et hésitez, à mon avis, on est pile au bon moment pour se lancer : c’est une magnifique lecture d’été ! Distrayant, bien mené, avec des personnages sympas et attachants, et vraiment facile à lire. Sans prise de tête, mais sans simplification excessive non plus : vous passerez un bon moment !

    Points positifs :

    • Fin absolument au niveau d’une trilogie (qui aurait presque pu tenir en un voire deux livres tant c’est dans la continuité)
    • Toujours distrayant, bien mené, bien rythmé, personnages attachants

    Points négatifs :

    • Trop simple peut être s’il fallait choisir ? Mais cela dépend ce que vous cherchez !

    Livre lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars

  • Les Nuages de Magellan (Estelle Faye)

    Les Nuages de Magellan (Estelle Faye)

    *Soupir*

    J’ai bien aimé ce livre 🙂

    Mais je dois avouer qu’il m’a pris par surprise !

    Bon, c’est un peu de ma faute aussi : trop d’ego. Je suis toujours surpris quand je vois un auteur à côté duquel j’étais passé, alors que j’ai quand même lu un ou deux livres de SF maintenant. Et du coup, en général, je ne sais pas quoi attendre, donc par défaut je n’attends pas grand chose. Et là, dès les premières pages, j’ai été obligé de réviser ma position.

    Quelle belle écriture ! C’est beau le français quand c’est écrit comme ça quand même 🙂 C’est avant tout cela qui m’a surpris. Je sortais d’un Brandon Sanderson dont je disais qu’il s’apparentait à du Young Adult. Ici, je ne sais même pas si j’ai un avis sur cette classification que je n’aime pas – elle n’existait pas quand j’étais ado, et comme toutes les personnes qui vieillissent il m’arrive de refuser le changement -. Mon avis principal c’est : c’est super bien écrit !

    Mais il y faut plus, évidemment, pour faire un bon livre. Et il y a plus. Du rythme. Une histoire vraiment sympa, des personnages attachants et charismatiques. Et puis, surtout peut être, car c’est vraiment ce qui le différencie des autres, une forme de mélancolie qui donne à la fois une douceur, et une intensité, à cette lecture.

    De quoi parle ce livre d’ailleurs ?

    Il parle d’une jeune barmaid entrainée dans un monde cloisonné par des corporations qui ont confisqué le voyage interstellaire. Une jeune barmaid qui, suite à un concours de circonstances, va se lancer dans une aventure à travers la galaxie, entre fuite et recherche du monde de rêve, celui créé par les Pirates historiques.

    Dit comme ça, l’histoire parait peut être assez quelconque. Et peut être est-elle simple en effet – au delà du fait que je sois nul en résumé. Mais, franchement, quelle belle plume, quelle belle aventure ! Quelle belle allégorie de notre monde actuel, à la fois réaliste – et donc parfois triste – mais également pleine d’espoir !

    Rares sont les livres je trouve qui arrivent à faire passer des émotions en science fiction. Des idées, des futurs possibles, de l’héroïsme, oui, mais ce côté un peu mélancolique, plein d’émotion, beaucoup moins. Ici pourtant, on est en plein dedans. Les émotions arrivent à passer, et cela ne rend ce livre magnifique que plus attachant.

    Bref. Lisez ce livre. Lisez Estelle Faye. Je sais que je vais le faire plus de mon côté. Que vous aimiez l’action – il y en a -, le côté allégorique sur notre société – c’est le cas -, que vous recherchiez des personnages qui pourront vous toucher – c’est le cas -, lisez ce livre. Et profitons en pour remercier l’auteur d’avoir offert cette belle histoire en un seul tome, même pas si épais que ça en plus.

    Points forts du livre :

    • La qualité de l’écriture, magnifique
    • Le côté attachant des personnages
    • L’histoire
    • La mélancolie, l’émotion qui s’échappe de ce livre
    • C’est un one shot !

    Points faibles :

    • Le bandeau en couverture du livre, qui oblige à démarrer la lecture avec la musique de Bob Morane en tête (pas complètement inapproprié pour le coup, c’est de l’aventure, mais le ton n’est pas le même)

    Et si vous avez aimé ?

    • C’est un space d’opéra d’aventures, il y a donc sans doute beaucoup de références. Mais ma mémoire étant ce qu’elle est, je n’en ai pas à proposer. J’en aurais juste une du coup, mais elle n’engage que moi : ce côté aventures, et capacité à faire passer des émotions, me font beaucoup penser à du Becky Chambers.

    D’autres avis : De livres en livres, eTemporel, Sometimes a Book, La Plume ou la Vie,

    Lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars et du challenge #S4F3

  • Astrevise (Skyward 2), Brandon Sanderson

    Astrevise (Skyward 2), Brandon Sanderson

    Après mon gros coup de coeur sur Skyward 1, me voici donc parti, dans le cadre du challenge #SummerStarWars, sur Skyward 2, également appelé de son petit nom « Astrevise ».

    Bon, je vais essayer de spoiler le moins possible le 1 (que je ne peux que vous inciter à lire ! Regardez ici comme j’ai apprécié), et idéalement pas du tout le 2. Donc je vais faire un résumé assez court 🙂

    L’histoire, en bref

    L’humanité est coincée sur une planète appelée « Détritus », sous blocus extraterrestre permanent, et attaques permanentes face auxquelles elle se défend tant bien que mal avec ses vaisseaux spatiaux/atmosphériques. Dans le tome 1, on apprend à découvrir l’héroïne, une dénommée Spensa, pilote (wanna be en tout cas) et élevée avec des récits de héros mythiques en guise de contes de fées.

    Le tome 2 reprend plus ou moins là où le tome 1 s’est arrêté, mais va changer de perspective. Suite à un concours de circonstances que je ne détaillerai pas, la jeune Spensa se retrouve en dehors de Détritus, sur Astrevise, planète dans laquelle résident les ennemis de la Terre. En infiltration.

    Un tome de transition

    Ce résumé est assez pourri, j’en conviens bien volontiers, et vous pourriez vous demander : pour quelle raison est-ce que je me lancerai dans ce cycle ?

    Bon, déjà, il faut avoir en tête que je minimise ici à quel point j’ai apprécié le tome 1. Ce récit initiatique d’une jeune Spensa attachante, dans un univers dont on ne voyait que quelques bribes, était extrêmement plaisant.

    Ici, le tome 2 en montre nettement plus sur l’univers. On change clairement de perspective : on est sortis de la seule planète terre, et de son univers clos, uniquement guidé par la survie au quotidien. Les enjeux s’élèvent, le word building monte d’un cran, le nombre d’extraterrestres, de peuples, de personnages différents… Tout augmente, et on se retrouve plongé vraiment au milieu d’un space opéra, avec des enjeux à la hauteur de la galaxie.

    Pour autant, il ne faut pas cacher le fait qu’on est clairement dans un tome de transition. Le tome 1 était pour moi autosuffisant : l’auteur aurait pu s’arrêter là, cela aurait fait pour moi un très bon bouquin. Avec ce tome 2, il remet plusieurs pièces dans la machine, et décide de pousser son univers plus loin. Et pour cela, il a besoin de poser beaucoup plus de choses que dans le tome 1, ce qu’il fait donc, avec ce tome 2. C’est un peu la frustration de ce tome : on sent que l’idée est d’ouvrir, d’aller plus loin, mais surtout pour préparer un futur tome 3 (voire 4 ?).

    Un monde prometteur, de la SF militaire (gentille), quelques ficelles

    Autre élément à voir en tête : on est plus proche sans doute du Young Adult que le premier – dont j’ai pourtant compris qu’il aurait déjà pu être classé dans cette catégorie (la femme de l’auteur l’aurait sauvé de ce terrible coup du sort). L’ensemble s’enchaine bien, se lit bien, mais tout reste un peu gentillet au final. Je n’ai pas ressenti cela sur le premier car j’ai été surpris – happé – par le côté « récit initiatique en SF », qui est quand même très rare (beaucoup moins en Fantasy). Ici, ce côté a disparu, et l’auteur pose clairement l’aspect politique de l’univers. Dont je crains qu’il ne manque un peu de profondeur à la longue – mais j’espère bien sûr que l’auteur me fera mentir !

    Dans l’ensemble, je recommande, pour se détendre

    Dans l’ensemble, je me trouve presque dur. J’ai passé un excellent moment avec cette lecture ! Mais il faut savoir que je suis une cible très facile pour ce type de livre : du rythme, une histoire sympa, une héroïne attachant, un moment de détente pur. Mettez moi tout ça dans l’espace, et vous pouvez être certain que je passera un très bon moment ! Le seul regret est que ça n’atteint pas le niveau du tome 1, bien sûr, mais je pense que l’attente était irréaliste, particulièrement pour ce qui est, pour moi, un tome de transition.

    Alors, si c’est votre truc aussi, que vous cherchez un truc sympa qui se lit tout seul, n’hésitez pas ! Vous passerez un super moment 🙂 Sinon, hé bien, à la rigueur, tournez vous vers ce bon vieux John (Scalzi), il a la même chose sans le côté Young Adult 😉

    Points forts :

    • Une héroïne toujours attachante, et un univers bien sympathique
    • Un Worldbuilding intéressant
    • Des combats moins présents, mais toujours intéressants

    Points négatifs :

    • Un tome de transition, sans doute nécessaire mais on a encore envie d’avoir la suite (le tome 1 aurait pu être un stand-alone au contraire)
    • Un peu gentillet sans doute

    Si vous avez aimé, vers quoi vous tourner ?

    • Cela m’a beaucoup fait penser au cycle du vieil homme et la Guerre, de John Scalzi. En un sens, cela s’en rapproche beaucoup, à la différence que le héros de Scalzi est plus âgé, et qu’on n’est moins gentillet avec Scalzi 🙂

    D’autres avis sur ce livre : Lianne, La Rivière des Mots,

    Lu dans le cadre du

  • #ChallengeSummerStarWars

    #ChallengeSummerStarWars

    C’est l’été, et c’est l’heure d’un nouveau Challenge Star Wars qui commence dès demain ! Enfin, quand je dis nouveau, c’est le premier pour moi, mais je dois dire que j’ai trouvé le concept assez sympa, donc je participe volontiers. L’idée est simple : lire et chroniquer pendant les 3 prochains mois des oeuvres de planet opéra ou space opera. Cela fournit une bonne occasion de vider une PAL thématique et, coup de chance, j’aime particulièrement ce type de livres 🙂 Je me réjouis donc de cette magnifique initiative organisée cette année par Lhisbei, dont je ne peux que vous conseiller le blog.

    Et en termes de programme ? Hé bien, de mon côté, ça reste ouvert, mais j’ai déjà quelques idées sympas après avoir parcouru un peu ma PAL à cet effet.

    Côté nouvelles lectures, j’ai en tête :

    • Astrevise (Skyward 2), après avoir tant apprécié le 1.
    • L’éclat d’étoiles impossibles, de Gareth Powell
    • Salvation Tome 3, Peter Hamilton
    • Drift de Thierry Di Rollo (après avoir beaucoup apprécié son livre récemment)
    • Les Oubliés de l’Amas, de Floriane Soulas (auteur que je ne connais pas encore)
    • Le Démon Blanc (dévoreur du Soleil tome 3) de Christophe Ruoccio
    • Les Nuages de Magella, d’Estelle Faye
    • Forteresse des étoiles, de C.J. Cherryh (de longue date dans ma pile !)
    • La troisième griffe de Dieu, d’Adam Castro
    • Second Oekumène tome 2
    • Le Dixième Vaisseau, de Pierre Bordage
    • La Saga des 7 soleils, de Kevin J. Anderson (éventuellement)
    • L’Empire s’effondre, de Sebastien Coville (éventuellement)

    Au delà de ces nouvelles lectures, il y a quelques livres que j’aimerais remettre en avant, notamment :

    • Un billet « pourquoi lire Fondation », qui est une de mes oeuvres fétiches (multi relue pour le coup)
    • Un billet sur Warchild, de Karin Lowachee, dont j’ai un très bon souvenir mais que j’aimerais relire pour l’occasion
    • Un billet sur une BD, une fois n’est pas coutume, et sur Universal War One que j’ai toujours trouvé extraordinaire

    Et pour le reste ? On verra ! J’ai quelques autres idées, et quelques autres livres dans ma PAL qui pourraient convenir, mais c’est un bon début je trouve ! Bon, et puis je précise ce qu’il y a au dessus n’est pas contractuel, c’est plus l’envie du moment. Qu’en pensez vous de tout ça ?

    J’ai pas encore tout reçu !
  • Les Oiseaux du Temps (Amal El-Mohtar, Max Gladstone)

    Les Oiseaux du Temps (Amal El-Mohtar, Max Gladstone)

    Voici un livre à la fois éblouissant, et pour moi un peu décevant. Soyons clairs : je suis presque complètement passé à côté.

    L’histoire racontée est celle de deux personnages, « Rouge » et « Bleu ». Supers agents de deux camps opposés (le Jardin et l’Agence), ils s’opposent dans une guerre menée à la plus grande échelle imaginable : le temps, et l’espace. L’idée est en effet d’agir sur le passé, pour garantir le futur que l’on souhaite, potentiellement sur des planètes différentes.

    Au milieu de ce qui ressemble à une guerre éternelle, ces deux agents commencent une correspondance épistolaire, qui va les rapprocher progressivement. Le (court) roman est ainsi pour 2/3 composé de cette correspondance, le tiers restant étant occupé par une narration de ce qu’il se passe entre les différentes lettres.

    Ce livre a tout du livre exceptionnel. L’écriture est belle, et fluide. L’univers tient la route, les personnages sont attachants, et l’atmosphère mélancolique et rêveuse complètement maitrisée. Je ne suis pas forcément étonné qu’il ait reçu les prix Hugo et Nebula (rien que ça !).

    Et pourtant… et pourtant je n’ai pas accroché. Je dois dire que malgré toutes les bonnes intentions, je n’ai pas réellement réussi à me passionner pour une histoire sans doute trop contemplative pour moi. Pourtant, en littérature blanche, j’ai toujours plutôt apprécié le format épistolaire. Mais ici, au milieu d’une guerre universelle, dans un univers supposé violent, je ne m’y suis pas retrouvé. Trop contemplatif, manque de rythme, quelque chose comme ça.

    Voilà pour mon expérience donc. Cela ne peut pas marcher à chaque fois ! Et puis, peut être est-ce seulement une question de moment, de feeling. J’ai hésité d’ailleurs à poster sur le sujet, mais autant être complet après tout. Pour autant, n’hésitez pas à le tenter, il est très court (190 pages) et… tous les autres avis de blogueurs ci-dessous en font un coup de coeur, confirmant que je suis passé à côté tout seul ! 🙂

    D’autres avis (qui ont tous adoré !) : Au pays des caves Trolls, Le Capharnaüm éclairé, Les Chroniques du Chroniqueur, Just A Word, L’Ours Inculte, De Livres en Livres, OmbreBones,

  • Gideon La Neuvième (Le Tombeau Scellé 1 , Tamsyn Muir)

    Gideon La Neuvième (Le Tombeau Scellé 1 , Tamsyn Muir)

    Mais qu’est ce que c’était que ce truc ?

    Bon, voilà encore un livre dans lequel je me suis lancé avant tout en lisant quelques avis, et également en écoutant le libraire de bon conseil de la Dimension Fantastique. Mais je me suis lancé sans trop savoir dans quoi je mettais les pieds, pour voir, sachant que ma PAL est pleine de Fantasy (mais j’en ai trop lu récemment) et de space opéra (mais j’attends un peu, challenge StarWars oblige).

    Lancé dans quoi ? Hé bien, d’après le 4e de couverture, dans une histoire qui serait celle de « nécromanciennes lesbiennes qui explorent un palais dans l’espace », ce qui à la base ne m’a pas fait une envie folle. Et franchement… bah, c’est juste, mais c’est un mauvais résumé.

    Un résumé sans intérêt

    En même temps, une fois que j’ai dit ça, il va falloir que je fasse mieux, et c’est là que ça devient compliqué…

    L’idée du livre est de suivre un personnage principal appelé Gideon. Jeune femme sans parents, elle est plus ou moins retenue prisonnière de la Neuvième Maison, sorte de royaume gouverné par son tortionnaire (l’autre personnage principal, appelé Harrowharck, gouvernante et nécromancienne de son état). Par un concours de circonstances, elles vont toutes les deux se retrouver dans la Première Maison à tenter d’accomplir, en équipe, et alors qu’elles se détestent, une quête.

    Bien pourri aussi comme résumé ça, non ? Hé bien c’est tout ce que vous aurez. Parce que, d’une certaine façon, l’essentiel n’est pas là.

    … car la vérité est ailleurs

    Ce qui fait la force de ce livre pour moi c’est que… c’est un peu tout en même temps.

    • C’est une histoire de Fantasy dans laquelle l’héroïne tente tout pour accomplir une quête. On y retrouve les atouts de ce genre, avec de belles scènes d’actions, une forme d’apprentissage, et de vrais côtés épiques.
    • C’est une histoire de science fiction car l’univers dans lequel on est a un côté scientifique, même si c’est de façon assez bizarre – la science principale étant la nécromancie. On retrouve souvent en Fantasy l’idée, à la fin d’un cycle, que le monde dans lequel ils sont a un fondement scientifique fort, voir qu’il s’agit d’un monde détourné de notre monde. C’est présent ici aussi, mais dès le début. Du reste, ils se promènent en navettes, et a priori d’une planète à l’autre – même si le sens de termes connus ne peut pas être certain tant qu’ils ne sont pas redéfinis.
    • C’est une histoire un peu folle, ou en tout cas très fantastique, en raison de ce type de magie mis en avant (la nécromancie)
    • C’est une histoire distrayante, et c’est là un des vrais atouts du livre, car l’héroïne a un côté blasé très caustique très sympathique. Ceci donne à cette histoire un vrai côté presque marrant, qui n’était pourtant pas gagné vu le thème.
    • C’est une histoire de type policier / thriller, puisqu’il s’agit parfois de résoudre des meurtres, et qu’on a parfois l’impression de se retrouver dans un vrai roman d’Agatha Christie.

    Un livre franchement plaisant, à l’originalité rafraichissante, que je ne peux que conseiller

    Bon, au final, vous l’aurez compris, ce livre est difficile à définir. C’est un peu un grand tout.

    Pourtant, cette lecture m’a beaucoup plue. Le ton, le style en font quelque chose de franchement distrayant, presque marrant, parfois, à lire. L’intrigue, l’action en font un livre qu’on a du mal à lâcher. Les personnages, l’histoire, en font un livre attachant, dans lequel on s’intéresse au sort des personnages.

    Et si vous n’aimez pas les « nécromanciennes lesbiennes qui explorent un palais dans l’espace » ? Hé bien, franchement, aucune importance, car l’essentiel n’est pas là, et d’ailleurs sachez que ce n’est PAS un livre qui fait peur (avec cette description, on ne sait jamais). On a ici quelque chose qui est en plein dans la SFFF (science fiction Fantasy fantastique), quelque chose de franchement original, un policier d’action humaniste Fantasy et SF, et qui fait du bien. Donc lisez le, vous passerez un bon moment !

    Et pour la suite, on verra. Je ne sais pas si cette recette surprise peut tenir 5 tomes – en l’état, je ne vois pas comment je dois dire, mais je viens d’être surpris une première fois déjà -. Mais ce sera à tenter en tout cas, et je serais pour ma part volontiers au rendez vous du deuxième tome !

    Points forts :

    • L’héroïne pour moi. Le ton caustique, blasé de Gideon fait beaucoup dans le livre, et c’est elle qui donne cette sorte de recul sur un univers qui aurait pu être bien plus morbide, et bien moins distrayant.
    • L’originalité. Le terme est parfois galvaudé, et je n’ai clairement pas tout lu, mais j’ai trouvé ça tout à fait original, même si cette originalité tient aussi au fait qu’il y a des reprises dans presque tous les genres.
    • L’histoire, captivante de bout en bout

    Points faibles :

    • Le fait d’être en 5 tomes. J’attends la suite mais je me dis que le livre manque peut être un chouia de profondeur, et que c’est lié au fait que l’auteur voulait sans doute en garder sous le pied pour les tomes suivants. Je lirai la suite avec bienveillance, et je verrai que je me suis trompé, mais en l’état je regrette presque de ne pas avoir pu avoir 100 pages de plus pour aller au bout des choses, avec plus de profondeur. Quitte à ne pas être de la Fantasy, on aurait pu éviter le multi-tomes. En même temps, je retrouverai les personnages avec bonheur !

    D’autres avis : Chut Maman lit, De l’Autre côté des livres, Toshokan, Un dernier livre, DrumsNBooks

  • Le Serpent – La Maison des Jeux 1 (Claire North)

    Le Serpent – La Maison des Jeux 1 (Claire North)

    Gros coup de coeur !

    Je dois dire que je ne m’attendais pas à grand chose en ouvrant ce livre ce matin. Venise, le 17e siècle, ce n’est franchement pas du tout, mais alors pas du tout, mon genre a priori. Les romans historiques ne me touchent que rarement, et même si j’aime beaucoup Venise, ce n’est pas franchement un lieu qui semble adapté à de la fantaisie / science fiction. Mais bon, après avoir bien rigolé en lisant le dernier Bifrost sur le premier livre chronique (détruit comme rarement), la critique d’Apophis m’a impressionné, c’est un UHL, et l’occasion était donc belle.

    Hé bien, finalement, j’ai bien fait : j’ai a-do-ré cette lecture !

    Le 4e de couverture résume finalement assez bien le livre, même si je trouve qu’il ne donne pas spécialement envie. C’est en effet une histoire qui se passe à Venise, au 17e siècle, où on suit une jeune femme qui va devoir user de son intelligence pour gagner un jeu. Bon. C’est bien cela. Mais alors, pourquoi ce gros coup de coeur ?

    Parce que ce livre est brillant !

    D’une part, l’écriture est vraiment magnifique. J’ai l’habitude de lire pas mal, et il faut avouer que c’est souvent l’histoire qui prime, le style s’imposant plus comme un outil dont on essaie de voir s’il est adéquat (rythme de l’histoire, profondeur des descriptions et des personnages,…). Ici, l’écriture m’a tout de suite sautée aux yeux comme étant magnifique, sans pour autant le moins du monde renier la facilité de lecture, la fluidité, ou le rythme. Ce livre est un océan de mots dans lequel il est agréable de se plonger, et dont franchement je n’avais pas envie de sortir.

    D’autre part, l’histoire est brillante. Ce que je n’avais pas compris de la 4e de couverture en effet, c’est à quel point ce livre serait un livre de stratégie, de réflexion, une sorte de thriller fantastique passionnant. C’est un grand jeu de roi auquel joue l’héroïne, et ce jeu est passionnant. Très franchement, j’y ai retrouvé, mais avec une intensité décuplée, l’atout principal de Game of Thrones à savoir le jeu du pouvoir. Cela m’a également fait penser à l’Homme de Jeux, roman magnifique également du Cycle de la Culture (Iain. M. Banks). Mais au final, surtout, quel bonheur de suivre notre héroïne tenter de jouer de ses armes le mieux possible pour triompher. D’autant plus que le contexte mystérieux intrigue, et que je dois avouer avoir très très envie d’en savoir plus !

    Bref, le roman est court, je vais donc faire court (pour des résumés bien mieux écrits, cf. les nombreux autres avis ci-dessous), mais sachez que pour moi on tient là un de mes coups de coeur de l’année. Rythmé, brillant d’intelligence et de style, j’attends déjà avec beaucoup d’impatience le tome 2 (quelle date ?), et vais regarder de plus près cet auteur que je ne connaissais pas !

    Pour d’autres avis sur ce livre : OmbreBones, Les Chroniques du Chroniqueur, L’Epaule d’Orion, Aux Pays des Caves Trolls, Quoi de Neuf sur ma Pile ?, Outrelivres,

    Points forts :

    • Brillant d’intelligence, un vrai bonheur de suivre les stratégies et les manipulations
    • Un style magnifique
    • Un contexte discret – on n’en sait que peu – mais extrêmement prometteur

    Points faibles :

    • ras

    Si vous avez aimé, que lire d’autres ?

    • L’Homme des Jeux est celui qui me vient à l’esprit, mais il faudrait que je le relise pour vérifier. Game of Thrones si vous aimez les stratégies, mais ce n’est pas la même chose quand même (150 pages contre 7 gros livres…). Suis preneur d’idées en commentaires !
  • Opexx (Laurent Genefort)

    Opexx (Laurent Genefort)

    Une fois encore, j’ai été faible, et j’ai craqué pour de nouveaux achats suite à la lecture de chroniques sur ce livre (pour la peine, je ne citerai personne ici, ça attendra la fin du post !). Me voici donc à mettre un petit mot sur ce nouveau livre (novella) de Laurent Genefort – le 2e du mois, après un grand total de 0 sur les (hum hum) années précédentes -. Sans doute pas le dernier par contre (pas du mois cette fois, tout court par contre, quand même).

    Donc, est-ce que ça valait le coup de subir cette corruption passive subventionnée par le grand capital (et peut être les Illuminati, parce qu’on n’en entend plus beaucoup parler par les temps qui courent) ?

    Réponse courte : oui. Mais je peux faire un peu plus long quand même.

    On se retrouve grâce à ce livre plongé dans un monde, à dire vrai, potentiellement contemporain. Mais avec une différence significative quand même : la révélation a eu lieu, et l’humanité a découvert qu’elle était (loin) d’être seule. Et l’ensemble des (millions) de civilisations qui nous entourent, réunies dans une entité appelée « Le Blend », ont besoin de nous. Pour combattre. En échange de quoi, elles nous offrent une petite partie de leur technologie, si avancée par rapport à nous.

    Le livre suit alors un soldat de cette force d’intervention, appelée « force Opexx ». Je ne crois pas que son nom nous soit donné, ou en tout cas je ne l’ai pas noté.

    Voilà pour l’univers en gros, et je n’en dirais pas plus sur l’histoire.

    Il y a deux éléments qui m’ont particulièrement marqués à la lecture de ce livre.

    D’une part, le world building. Sur à peine 100 pages, Laurent Genefort arrive à nous immerger complètement dans un univers peuplé d’extraterrestres, de planètes étranges, et d’êtres humains aussi. C’est bien fait, d’autant plus que tout est raconté depuis les yeux du protagoniste principal. Cela m’amène cependant à mon principal regret : l’univers est vraiment prometteur, et devrait être exploité plus largement.

    D’autre part, le détachement absolu du personnage principal. Certes, cela fait partie de ses caractéristiques – il a une forme d’autisme -. Mais cela donne un ton assez spécial, ni trop distant, ni trop proche. On ne s’attache pas à mon sens, mais cela n’empêche pas de ressentir une forme de… mélancolie je trouve, en lisant ces pages. Je trouve la démarche très risquée : s’attacher aux personnages est souvent important dans un livre, et je trouve qu’ici il n’y a aucune volonté que cela n’arrive. Mais c’est un format court, qui se prêtait sans doute à l’expérience, et c’est réussi ici. Très notable à mon goût donc, et même très impressionnant !

    Au final, c’est donc une très intéressante novella qui nous est proposée ici. Plutôt orientée SF militaire (genre que j’aime beaucoup par ailleurs), mais de façon très soft. J’y vois plutôt une forme de roman d’anticipation, aux tonalités mélancoliques malgré la guerre, dans un univers intéressant, qu’on aimerait voir développé plus en avant.

    D’autres avis ici : Le Culte d’Apophis, l’Epaule d’Orion, De l’Autre côté du livre, OmbreBones, Mondes de Poche, Au Pays des Caves Trolls