Une fois encore, j’ai été faible, et j’ai craqué pour de nouveaux achats suite à la lecture de chroniques sur ce livre (pour la peine, je ne citerai personne ici, ça attendra la fin du post !). Me voici donc à mettre un petit mot sur ce nouveau livre (novella) de Laurent Genefort – le 2e du mois, après un grand total de 0 sur les (hum hum) années précédentes -. Sans doute pas le dernier par contre (pas du mois cette fois, tout court par contre, quand même).

Donc, est-ce que ça valait le coup de subir cette corruption passive subventionnée par le grand capital (et peut être les Illuminati, parce qu’on n’en entend plus beaucoup parler par les temps qui courent) ?

Réponse courte : oui. Mais je peux faire un peu plus long quand même.

On se retrouve grâce à ce livre plongé dans un monde, à dire vrai, potentiellement contemporain. Mais avec une différence significative quand même : la révélation a eu lieu, et l’humanité a découvert qu’elle était (loin) d’être seule. Et l’ensemble des (millions) de civilisations qui nous entourent, réunies dans une entité appelée « Le Blend », ont besoin de nous. Pour combattre. En échange de quoi, elles nous offrent une petite partie de leur technologie, si avancée par rapport à nous.

Le livre suit alors un soldat de cette force d’intervention, appelée « force Opexx ». Je ne crois pas que son nom nous soit donné, ou en tout cas je ne l’ai pas noté.

Voilà pour l’univers en gros, et je n’en dirais pas plus sur l’histoire.

Il y a deux éléments qui m’ont particulièrement marqués à la lecture de ce livre.

D’une part, le world building. Sur à peine 100 pages, Laurent Genefort arrive à nous immerger complètement dans un univers peuplé d’extraterrestres, de planètes étranges, et d’êtres humains aussi. C’est bien fait, d’autant plus que tout est raconté depuis les yeux du protagoniste principal. Cela m’amène cependant à mon principal regret : l’univers est vraiment prometteur, et devrait être exploité plus largement.

D’autre part, le détachement absolu du personnage principal. Certes, cela fait partie de ses caractéristiques – il a une forme d’autisme -. Mais cela donne un ton assez spécial, ni trop distant, ni trop proche. On ne s’attache pas à mon sens, mais cela n’empêche pas de ressentir une forme de… mélancolie je trouve, en lisant ces pages. Je trouve la démarche très risquée : s’attacher aux personnages est souvent important dans un livre, et je trouve qu’ici il n’y a aucune volonté que cela n’arrive. Mais c’est un format court, qui se prêtait sans doute à l’expérience, et c’est réussi ici. Très notable à mon goût donc, et même très impressionnant !

Au final, c’est donc une très intéressante novella qui nous est proposée ici. Plutôt orientée SF militaire (genre que j’aime beaucoup par ailleurs), mais de façon très soft. J’y vois plutôt une forme de roman d’anticipation, aux tonalités mélancoliques malgré la guerre, dans un univers intéressant, qu’on aimerait voir développé plus en avant.

D’autres avis ici : Le Culte d’Apophis, l’Epaule d’Orion, De l’Autre côté du livre, OmbreBones, Mondes de Poche, Au Pays des Caves Trolls