Extrait de l'image de couverture de la Guerre des Marionnettes, d'Adam Troy Castro

La Guerre des Marionnettes, d’Adam Troy Castro, tome 3 des aventures d’Andréa Cort. C’est marrant parce que, après avoir lu le tome 1, je n’ai pas souvenir d’avoir été si convaincu que cela. Il faut avouer que j’ai une mémoire catastrophique. Mais, en gros, je me souviens d’un livre sympa, que j’avais apprécié mais bon, sans plus. D’ailleurs, je ne me suis pas du tout jeté sur le 2, que je n’ai acheté que récemment- mais que j’ai fort apprécié, déjà. Et puis finalement.

Lisez ce cycle !

Et puis finalement, c’est super bien, et le 3 amplifie encore cette impression !

Je ne vais pas résumer quoique ce soit, c’est un tome 3. Si vous avez lu les deux premiers, vous savez déjà. Sinon, lisez le premier !

Non, ce que je vais essayer d’écrire, c’est pourquoi j’ai trouvé ça super bien.

Parce qu’en fait, les histoires d’Andréa Cort – notre héroïne -, ce sont des histoires qui semblent assez classiques. Sur le fond, on parle d’une enquêtrice très douée, qui se promène dans un univers peuplé de pas mal d’espèces différentes – les humains ne sont qu’une petite partie -. Et qui a vocation à résoudre des énigmes. Sauf que :

  • « un univers peuplé de pas mal d’espèces différentes » : quelle formulation pourrie pour un des vrais atouts du livre ! Car on se retrouve, peu à peu, plongé dans des enjeux entre espèces. Et en particulier – c’est le fil rouge du cycle – dans les enjeux d’IA mystérieuses mais surpuissantes. L’univers, le word building, est vraiment passionnant.
  • « une enquêtrice très douée » : là aussi, doux euphémisme, car l’évolution de l’héroïne justement est un véritable atout du cycle. On passe de quelqu’un de dur et torturé à quelqu’un de dur et torturé, mais de façon nettement plus profonde. Oui, c’est mal décrit, mais sachez que l’évolution du personnage est vraiment très intéressante, et globalement je trouve que l’auteur est très bon dans sa façon de construire des personnages intéressants, même tout à fait extraterrestres.

Au final, je peux faire le lien avec ma première impression. Le cycle d’Andréa Cort est un cycle de space opéra classique dans sa construction. Ce qui explique mon impression d’un tome 1 « sympa mais sans plus ». Mais ce qui est vraiment réussi à mon sens, c’est son développement. A mesure qu’on avance dans les tomes, l’univers se densifie, les personnages se complexifient, et on s’attache à tout ça. Et comme en plus, ce qui n’enlève rien, le style et le rythme en font un livre extrêmement facile et agréable à lire, et que le word building est vraiment de qualité… Hé bien, je n’ai qu’une envie désormais, c’est qu’une suite sorte et, cette fois, il est certain que je la lirai très rapidement 🙂

One last thing

Deux petits mots post-conclusion pour vraiment conclure.

D’abord sur la nouvelle initiale (le volume contient deux nouvelles, et le roman à proprement parler). Nouvelle sans Andrea Cort, mais que j’ai trouvé assez bouleversante. C’est là qu’on voit vraiment je trouve que c’est un véritable univers que l’auteur s’attache à construire, et qu’il va au delà de son héroïne principale. Je ne sais pas où tout cela va aller, mais l’ambition est belle, et à travers de ce type de nouvelles, sacrément réussie.

Ensuite sur l’éditeur, ou l’auteur, ou je ne sais pas : cette idée de remettre une liste des personnages au début de l’histoire est vraiment super. Je râle assez quand ce n’est pas le cas – notamment dans les grands cycles de Fantasy – pour ne pas le signaler à chaque fois que je peux l’apprécier. Bravo, et merci !

Beaucoup d’autres avis : le Culte d’Apophis, L’Epaule d’Orion, Quoi de Neuf sur ma Pile, Les Lectures du Maki, Au Pays des Caves Trolls, De l’Autre côté des livres,

Lecture précédente : Le Club des Punks contre l’Apocalypse Zombie

Lecture suivante : L’Enfance Attribuée

Lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars

Image du challenge Summer Star Wars