Extrait de la couverture du Grand Vaisseau de Robert Reed.

Bon, c’est l’histoire d’une rencontre un peu ratée je crois.

Un space / vaisseau / planet Opéra

Circonstances atténuantes : (i) je n’ai pas pu marcher pour aller au boulot, ce qui est quand même mon moment préféré pour lire ; (ii) je suis en train d’enchainer un premier covid et je ne sais quelle surinfection qui me rend franchement pas bien vaillant, ce qui ne facilite pas la mansuétude. C’est à avoir en tête à la lecture de ce que je vais raconter ici.

Le Grand Vaisseau est un space opéra, qu’on pourrait presque qualifier de planet opéra. L’intégralité de l’intrigue se passe en effet sur un vaisseau qui sillonne l’espace. Point particulier : ce vaisseau fait la taille de Jupiter, et semble avoir plusieurs milliards d’années. Investi par des humains, qui le dirigent, et de nombreuses autres espèces, qui y font du « tourisme », il est « the place to have ». Dirigé par une maitresse, et des centaines de milliers de capitaine, il est sous la domination humaine depuis quelques centaines de milliers d’années. Mais un évènement inattendu va conduire une partie de ces capitaines – dont l’ambitieuse numéro 2, Miocène – à se retrouver prisonniers dans un endroit inconnu de ce vaisseau univers.

Bon, je n’en dirais pas plus sur le teasing, je préfère m’attarder un peu plus sur ce qu’il faut en retenir à mon avis.

Sense of Wonder, mais manque de personnages

D’une part, et avant tout, l’auteur est très très fort en sense of wonder. Les humains sont quasiment immortels, et les plans évoqués peuvent se passer sur des milliers d’années. Les dimensions sont incroyables, les enjeux aussi. Quelque part, j’y retrouve un peu de Baxter, qui est un peu ma référence en termes de sense of wonder et d’ambition.

D’autre part cependant, et ça fait à mon sens une grande différence avec Baxter, je trouve malheureusement que ça manque d’affect. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages, à l’intrigue. L’histoire est pleine de potentiel, mais un livre pour moi, ce sont des émotions, et elles n’ont pas su être au rendez vous cette fois. Le style est assez à plat – caractéristique de l’auteur apparemment -, ce qui est peut être une des raisons du problème. Mais je crois que ça va plus loin et malheureusement pour moi, je referme ce livre sans bien savoir quoi en retenir. Pourtant, il me semble que j’avais beaucoup aimé la Voie Terrestre, du même auteur, lu il y a quelques années ceci dit.

En conclusion, voici un livre plein de sense of wonder, et si vous souhaitez voir des humains immortels au volant d’un vaisseau spatial grand comme Jupiter, et plein de mystères, ce livre est peut être pour vous. De mon côté, j’avais besoin de plus de points d’accroches, dont, peut être par manque de forme aussi, la rencontre est ratée.

Points positifs :

  • sense of wonder
  • Pas mal de bonnes idées…

Points négatifs :

  • … mais à mon avis insuffisamment mises en musique
  • Des humains immortels, ça doit vraiment s’ennuyer comme ça ? La culture fait plus rêver je dois dire 🙂

Autres avis : Le Galion des étoiles

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Livre lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars

Image du challenge SummerStarWars