Extrait de la couverture de Un psaume pour les recyclés sauvages de Becky Chambers

Un Psaume pour les Recyclés Sauvages est un livre formidable. Enfin, c’est un livre de Becky Chambers. Et pourtant, cela fait deux jours que je l’ai lu, et je manque d’inspiration pour vous en parler.

Un gros doudou

Je ne sais pas pour vous, mais je vois Becky Chambers comme une sorte de gros doudou. Elle écrit des livres de science fiction – plutôt space opéra jusqu’à présent, ici plutôt de l’anticipation à mon sens. Il s’y passe des choses, souvent tout à fait intéressantes, mais le sentiment qui prédomine en lisant son oeuvre c’est souvent, avant tout, une forme de bien être. Une sorte d’atmosphère un peu tranquille, et bienveillante. Un peu comme un gros doudou.

Une forme d’utopie

Donc, on se retrouve ici avec une nouvelle histoire du soir, qui commence par une disparition. Oh, pas une bien méchante : les robots, une fois la conscience acquise, quittent les usines, et laissent l’humanité livrée à elle même. Comme on est dans du Becky Chambers cependant, les choses se déroulent (ou du moins finissent par se dérouler) a priori plutôt bien. On retrouve donc, un certain temps plus tard, une société en apparence apaisée, dans laquelle l’homme vit en synergie avec sa nature. Et où on va suivre Dex, qui se pose des questions sur le sens de sa vie. Et entame ce qu’il convient bien d’appeler un voyage initiatique.

Ce qui compte, c’est le chemin

Comme toujours avec Becky Chambers, le style est fluide, mais onirique quelque part. Ici, Dex est un personnage attachant par son humanité. Tout comme Omphale, robot qu’il va rencontrer sur la route, et qui se trouve également être très attachant. Ce voyage qu’ils vont nous proposer, ce morceau de vie, est avant tout un moment de réflexion, presque de contemplation. Une recherche du sens de la vie, sans céder à la tentation de répondre 42.

En synthèse…

Au final, je vais surprendre. Un Psaume pour les Recyclés Sauvages est un livre de Becky Chambers. Donc, c’est beau comme du Becky Chambers. A titre personnel, cette fois, j’ai beaucoup aimé, mais j’avais été plus conquis par ses précédents romans, notamment de space opéra, sans doute parce que j’aime particulièrement l’espace. Le format est ici court (mais plutôt cher quand même, quand on compare à un UHL), ce qui n’est pas l’idéal je pense. Mais dans tous les cas, ça reste un gros doudou. Et qui est quand même dédié « à ceux qui ont besoin de souffler ». Ce qui dit tout 🙂

Autres avis sur le blog : Ombrebones, Le Nocher des Livres,

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