Extrait de la couverture d'Avaleur de Monde, de Walter Jon Williams

Hop, petite lecture surprise d’un livre pas si facile à classifier : « Avaleur de monde », de Walter Jon Williams.

Un livre peut être mal vendu…

« Avaleur de monde » est un livre sorti il y a quelques temps déjà (2009), mais que je n’avais pas eu l’occasion de croiser. Il faut dire que ce livre me semble partir avec quelques handicaps, à savoir (i) une couverture qui bien que jolie, fait surtout penser à de la Fantasy en Orient, alors que franchement ce n’est pas du tout DU TOUT ça ; (ii) un titre qui ne veut pas dire grand chose – surtout en comparaison de la couverture – et, finalement assez éloigné du titre original (Implied Spaces, soit espaces implicites, ce qui n’est pas beaucoup mieux on est d’accord).

… mais fort difficile à définir sans spoiler

Alors, du coup, « Avaleur de Monde », c’est quoi ?

Hé bien, ma foi, c’est bien difficile à décrire, surtout sans spoiler. C’est même impossible sans spoiler. Donc je vais faire la chose suivante : je vais spoiler le moins possible, mais pour ceux qui veulent éviter tout spoil, évitez le paragraphe suivant 🙂

[spoil minimal] Car donc, avaleur de monde est un roman qui démarre comme une bonne vieille Fantasy, assez sympathique à suivre d’ailleurs. Mais très vite, on découvre qu’on se trouve dans une humanité futuriste, dans laquelle il n’est plus possible de mourir – grâce à des sauvegardes gérées par de puissantes IA -, et dans laquelle l’humanité a créé des univers de poche pour s’amuser, et y vivre. Mais, malgré toute cette évolution, notre héros (Aristide de son état) va devoir faire face à une guerre à l’ampleur assez impressionnante, et tenter d’y répondre. On se trouve donc dans un roman de Fantasy / Space Opera / Cyberpunk, bref, un joli pot pourri. [/spoil]

Le roman mélange donc beaucoup de genres, de la Fantasy au Cyberpunk, en passant par le space opéra. Et la question est : est-ce que ça fonctionne ?

Dans l’ensemble, une bonne surprise

En un mot, pour moi, « plutôt oui ». Le roman se lit bien, c’est une aventure assez agréable, rythmée, et avec un certain nombre de rebondissements. C’est bien mené en un mot. Si vous voulez savoir si cela peut vous plaire, j’aurais deux points principaux je pense.

En positif, à retenir : le « sense of wonder ». Je ne peux pas en dire grand chose sans spoiler, mais le degré de réflexion du bouquin, l’ampleur de ce qui est fait, est assez impressionnant. Scientifiquement, dans son ambition, c’est au niveau des plus gros auteurs là dessus (je pense à Baxter par exemple). Vraiment vraiment intéressant dans sa réflexion sur l’univers. D’ailleurs, les personnages sont souvent confrontés à une « Crise existentielle ».

En plus réservé, j’ai trouvé que le bouquin s’essoufflait un peu dans son histoire. Bon, c’est exagéré dit comme cela, et en plus il n’est pas bien long, mais vu l’ampleur des sujets manipulés, je trouve qu’on aurait pu s’envoler encore plus sur la fin. Petit regret sur les 100 dernières pages peut être, mais je suis exigeant.

Bref, dans l’ensemble, une bonne surprise que ce roman qui n’est pas du tout ce que sa couverture laisse à penser. C’est un bon roman d’aventures se situant dans un univers assez passionnant, et surtout avec un sense of wonder comme on n’en voit que rarement. N’hésitez pas à vous lancer si vous tombez dessus, il a le potentiel pour vous faire passer un bon moment !

D’autres avis (qui m’ont donné envie de me lancer dans cette lecture !) : L’Epaule D’Orion, Apophis

Lu dans le cadre du challenge #SummerStarWars

Image du challenge Summer Star Wars.